Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


dimanche 23 novembre 2014

LE SCOOP DU JOUR

Mon Honorable Correspondant au sein des instances gouvernementales m’a donné une information confidentielle.
Lors du dernier conseil des ministres, un rapport traitant du désert médical français a été débattu. Jusqu’à présent cantonné dans les campagnes, il gagne du terrain et atteint les villes de moyenne importance, créant un problème de santé public que les préfets ne savent pas comment résoudre. Les généralistes et certaines spécialités comme les ophtalmos ont disparu. Le problème est connu depuis longtemps. Les gouvernements successifs ont été incapables d’apporter une solution. Au contraire, leurs initiatives n’ont fait qu’accélérer le phénomène. --Il convient que nous rompions avec cette habitude détestable, a décrété le chef de l’ÉTAT- Je suis ouvert à toutes les propositions.
Le ministre de l’agriculture fut le premier à réagir :
-Je propose que, dans les zones sans médecin, les vétérinaires soient réquisitionnés pour assures les soins médicaux ; Le genre humain n’est qu’une sous-espèce animale et il leur sera facile de s’adapter. Nos écoles vétérinaires sont d’un excellent niveau et n’ont rien à envier aux facultés de médecine. Ils n’y a pas, chez eux, de crise des vocations. La principale opposition risque de venir de la S.S. qui aura du mal à digérer les tarifs vétérinaires qui, eux, ne sont pas encadrés.
 Des murmures divers auraient accueilli cette déclaration; personne n’ayant manifestement la moindre idée sur le sujet. Devant le silence qui d’installait un secrétaire d’état inconnu osa lever l’index pour prendre la parole :
-Pourquoi ne pas demander aux hospitaliers qui forment le gros du corps médical de consacrer la moitié de leur temps à la médecine rurale, s’ouvrant ainsi à la médecine de premier recours. Ils gagneraient, dans cette ouverture au monde réel une expérience qui leur manque cruellement.
Le jeune qui avait manifestement un compte à rendre avec l’hôpital se rassit, très satisfait, au milieu, cette fois-ci, d’un silence consterné.
Finalement le Président décida qu’une commission ad-hoc serait formée. Elle fera dans les 6 mois des propositions qui seront examinées à ce moment-là.

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