Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


samedi 26 avril 2014

DISPARITION

Il y a des disparitions sans importance comme celle récente d’un homoncule insignifiant dont on nous rabat les oreilles et  il y a celles qui ne défrayent aucune chronique. Elles mériteraient pourtant une considération à la mesure de leur valeur et un Te Deum à la cathédrale Notre Dame de Sainte Lorette. Je voudrais que chacune et chacun aient une pensée soit pieuse soit émue pour subséquemment et nonobstant. Ces deux adverbes de notre langue ont quasiment disparu à l’oral et de l’écrit. Ils restent pourtant irremplaçables et leur disparition n’est que le signe d’un appauvrissement de la pensée avec une perte de finesse et de subtilité. Leur mort a été préméditée par notre inéducation nationale. Ce ne sont que deux exemples récents d’un longue liste de mots tombés aux oubliettes. Rappelez-vous la délicieuse apopathodiaphulatophobie – façon élégante de parler de la peur de la constipation – qui ne figure même plus dans les traités d’entérologie.
Pauvre France ! 
________


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire