Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


dimanche 30 mars 2014

ÉLOGE DE LA SURDI-MUTITÉ

Le dialogue d’hier entre le bavard et le spectateur n’était qu’un prologue à une réflexion originale sur l’intérêt qu’aurait eu la société des humains à encourager par une sélection artificielle, la prolifération des sourds-muets, au point d’entraîner la disparition du langage et de l’ouïe. Tous les problèmes de l’humanité eussent été résolus dont le plus grand, la GUERRE qui, depuis les origines met à feu et à sang à sang une ou plusieurs régions (cela dépend des années), aurait disparu : la déclaration (de guerre) devenant impossible, faute de déclarant pour la proclamer et d’auditeurs pour l’entendre.

Même dans la sphère privée, devenus sourds de façon congénitale et sur un mode héréditaire l’homme et la femme, une fois mariés auraient bénéficié de la paix dans le ménage, car, incapables d’entendre ce qui n’a pas été dit, la concorde aurait été aussi naturelle  que dans les relations internationales.
«Vous oubliez le langage des signes qui pallie avantageusement les deux déficits.» Me rétorquerez-vous, toujours rebelle aux bonnes idées. Sans aller jusqu’à encourager ses détracteurs, je vous ferai remarquer qu’il suffit de ne pas le regarder pour s’en abstraire et que, de toute façon, cette gesticulation est trop fatigante pour pouvoir tenir les longs discours qui véhiculent des déclarations guerrières ou qui déclenchent des scènes ménagères.

Si les hommes pouvaient vivre dans le silence, la terre serait aussi paisible qu’un couvent de carmélites et régneraient la paix et la tranquillité car, n’en déplaise aux bavards, le Verbe est peut-être la première parole biblique mais il rend l’humain belliqueux et dangereux. Quitte à choquer les inconditionnels du Créateur les observateurs objectifs n’ayant pas abdiqué leur esprit critique doivent admettre qu’il s’agit là d’une erreur inaugurale qui jette des doutes sur son génie créatif.

P.S C’est la raison pour laquelle le gardien de la paix a un beau métier qui fait honte aux hommes de guerre à la vocation meurtrière et suicidaire.. Pour être juste, je dois admettre que j’en connais dont le caractère pacifique en temps de paix est admirable et qui font de leur foyer un temple de la félicité conjugale. Je n’ai cependant aucune information sur la mutation psychologique et physique dont ils doivent être victimes sitôt que s’ouvrent des hostilités et que le sang commence à couler. Deviennent-ils des loups-garous ? Le témoignage d’une épouse serait bienvenu. Merci d’avance
 

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