Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


jeudi 27 février 2014

UN HIVER PRINTANIER

L’arrivée du printemps au milieu de l’hiver a réveillé prématurément mon loir domestique et le hérisson de service. En dette de sommeil, ils sont furieux et veulent que cela se sache.

Avec des réserves de graisse à moitié entamées, ils n’ont pas faim et aucune raison de partir à la chasse… Le voudraient-ils, qu’avec l’eau qui envahit tout, il faudrait être palmé pour ne pas se noyer.

Ils se morfondent dans leur tanière: l’un, au grenier, a trop chaud dans l’isolant pur chanvre, l’autre, sous son tas de feuilles, dans une chaleur humide.

Les jours sont aussi longs que les nuits car, quand on ne dort pas, comme la règle des hibernants l’exige, le temps s’éternise et c’est une éternité qui donne pas envie d’en profiter et une bonne raison d’être athée. Mais ne nous égarons pas et revenons à ce doux temps qui n’a rien à faire en février. On devrait, comme d’habitude, se plaindre du frimas, de la neige, de la glace sur les pare-brises, des jambes cassées, un temps où même l’omelette est norvégienne. Actuellement, si on lisait un vieux Brussolo, les sueurs seraient tièdes.

Et dire qu’il y en a qui doutent encore de la mort annoncée de l’hiver !

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