Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


vendredi 31 janvier 2014

UN BEAU LIVRE À LIRE


Il y a des médecins de l’âme. Compatissants, compréhensifs, patients, attentifs, ils savent écouter, expliquer rassurer, calmer. Ils ouvrent des portes, éclairent l’obscur, apportent le calme, la paix, le bonheur.

Il y a des médecins du corps. Savants, intelligents, curieux, perspicaces, ils savent interroger, regarder, ausculter, palper, interpréter, diagnostiquer, ordonner, opérer, guérir.

Eu puis il y a Martin Winckler (La Maladie de Sachs). Il est l’un et l’autre et, dans son livre « En souvenir d’André » (POL Éditions), on comprend pourquoi et comment il arrive à habiter des extrémités qui, d’habitude, ne se rejoignent pas.

Il y évoque la mort en nous parlant de la vie. De la sienne peut-être. Il le fait avec gravité et tout en légèreté. Il déroule des vies qui finissent par se rejoindre et qui pourraient être la nôtre.

C’est un roman et non un manifeste. On comprend cependant pourquoi il a dû choisir l’exil au Québec, sans le dire, déprimé sans doute par une médecine sous la coupe de mandarins bornés et une société bloquée. Alors que d’autres se taisent, se terrent, ironisent, lui, ne désarme pas, proteste, combat, debout, poussé par le devoir, le besoin, l’amour et écrit ce beau roman plein de poésie, de tendresse, de colère.


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