Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


dimanche 11 août 2013

VOUS ÊTES DÉPART OU ARRIVÉE ?

Partir, c’est l’inconnu, la nouveauté, l’aventure. C’est abandonner l’habitude, l’assuétude, la lassitude. C’est refuser la routine, la monotonie, renouer avec l’envie, l’espoir d’être différent dans un autre monde où notre passé n’a jamais existé et qui n’attend que notre avenir.
Le départ est merveilleux car c’est une porte ouverte, le début d’une renaissance.
Pour que le départ soit une fête, il faut oublier qu’il y aura une arrivée où tout recommencera comme la dernière fois. C’est pourquoi ceux qui aiment les départs ne peuvent pas s’en passer et repartent très vite, sitôt installés, avant l’habitude, l’assuétude, la lassitude… à la poursuite du soleil, de leur chimère. Ils attendent avec impatience leur dernier départ, le seul dont l’attente de l’arrivée durera une éternité.
Ils côtoient, l’espace d’un moment, dans leur transit, les amoureux des arrivées, leurs opposés. Ces sédentaires sont contents d’être où ils sont, une fois pour toutes. Ils s’y incrustent, y végètent, y prennent racine. Les plus entreprenants y font souche. Ils sont là depuis toujours, prisonniers satisfaits de leur horizon borné de grands arbres, de belles montagnes, de mornes plaines, de petites rivières. Ils sont curieux de nulle part, contents du climat, du lieu, des gens qu’ils comprennent sans mots dire. Ils ont peur du dernier jour. Ce sera leur seul départ. Faute d’habitude, ils craignent tout ce qui rend si contents les voyageurs impénitents. Pour les rassurer, plutôt qu’une extrême onction, il faudrait une conversation entre ceux-ci et ceux-là pour que le bonheur des uns éradique le malheur des autres.

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