Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


dimanche 14 juillet 2013

LA QUESTION DU DIMANCHE ET SA RÉPONSE

Question :

 
« Monsieur,
J’ai perdu la nuit dernière, normalement dévolue à faire des beaux rêves, à me poser la question suivante : a-t-on le droit de croire ce que l’on pense, de penser ce que l’on dit et dire ce que l’on fait au risque de trop en faire après en avoir trop dit sans en être sûr ? »
 
Réponse :
 
« Après avoir réfléchi, le temps nécessaire, à votre question insomniante, je suis en mesure de vous répondre qu’il y a des questions dont les réponses vont d’elles-mêmes mais qu’il faut mieux taire pour ne pas susciter des réactions sans rapport avec l’objet de la question ou disproportionnées. Pour être plus précis - car je sens que vous ne retrouverez le sommeil qu’en étant parfaitement renseigné, et que je ne suis pas du genre à me dérober - je vous dirai tout de go, c'est-à-dire carrément, pour parler français et sans déguiser ma pensée par des faux fuyants, ayant été élevé dans la religion du franc parler vrai et peu habitué à noyer le poisson au risque de lui faire prendre des risques inutiles par les temps qui courent et qui sont bien pénibles, je peux vous l’assurer – sans barguigner - en prenant à témoin, les miséreux qui aimeraient bien être ailleurs, dans une réponse aussi claire que votre question était obscure qu’il ne faut se poser une question que si elle mérite une réponse qui apporte une solution possible voire définitive à un dilemme qui souffre d’une ambiguïté évidente et susceptible, par conséquent, de provoquer une inquiétude angoissante et préjudiciable à un équilibre instable pouvant verser à tout moment dans la dépression profonde, la schizophrénie aiguë et, peut-être même, dans un état de stupeur irréversible avec risque de sombrer dans une catatonie proche de la rigidité cadavérique. Votre cas est heureusement complètement étranger à ce scénario qui mériterait l’intervention rapide des efforts conjugués du Samu social, de Police secours et des Pompiers volontaires en incendies criminels. Vous ne souffrez que d’une insomnie légère suite à l’absorption probable d’une tasse de thé trop chargée en théine, alcaloïde parfois redoutable. Vous ne devriez plus vous poser ce genre de questions stupides après un verre d’eau chaude enrichie de quelques feuilles d’un tilleul non traité et bien séchées de la dernière récolte».  
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