Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


jeudi 20 juin 2013

LE CONSTAT DU JOUR

Le changement climatique confirme que les temps sont en train de changer.

Avant, les cyclones, les typhons, les inondations catastrophiques étaient l’apanage des pays tropicaux, localisés dans les confins, peuplés de peuples étranges aux faciès, aux couleurs, aux mœurs, aux langages bizarres, incongrus, incompréhensibles, parfaitement adaptés aux conditions d’une nature inhospitalière quoique parée, dit-on, de splendeurs extraordinaires quand elle n’était pas dévastée par quelques cataclysmes épouvantable dont même les échos très affaiblis faisaient entrevoir la profondeur des horreurs.

Mais qu’aujourd’hui la France, ce pays le plus tempéré qui soit, la fille ainée de l’église, ayant reçu l’imprimatur du Vatican - la seule agence de notation digne de notre foi - soit à son tour frappée par la malédiction climatique, montre que la terre ne tourne plus rond. Que ma douce campagne entre Loire et Loir - un fleuve tranquille et une rivière endormie – ait été avant-hier, frappée par une avalanche grêleuse qui a détruit sur son passage toitures, voitures, vignes et une vie animale dont le recensement n’intéresse personne, dépasse l’entendement et bouleverse les annales météo des 5.000 dernières années. Jupiter tonne en colère. Il le manifeste comme lui seul sait le faire avec son bras armé d’éclairs, de foudre, de grêle, de pluie, de vent. Il désigne les responsables, la folie humaine, la nôtre avec toutes les saloperies qu’on lui jette à sa face auguste. Nous ne serons pas plus épargnés que ceux qui vivent aux équateurs. Devenus des misérables nous serons bientôt des miséreux, accablés par les cyclones, les typhons, les inondations entre deux sécheresses. La  mondialisation est achevée. Le pire est à venir. Finie la vie facile, elle va devenir difficile avant d’être impossible.

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