Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


lundi 29 avril 2013

L’ENFER C’EST LES AUTRES

Lire un roman c’est comme aller au cinéma, au théâtre, interroger. Cela suppose une curiosité que certains, nombreux, n’ont pas.
Les uns parce que rien ne les intéresse : ni les autres ni eux-mêmes. Indifférents à tout, ils regardent, cela suffit. Ils sont neutres.
D’autres, sont trop occupés d’eux-mêmes pour considérer ceux qui les côtoient, qu’ils rencontrent. Ils se suffisent aussi, contents de ce qu’ils sont. On ne sait pas s’ils en valent la peine. Ayant réponse à tout, on ne leur pose pas de questions.
Pour une troisième catégorie, entrer dans le livre, dans la pièce, dans le film, dans la conversation, c’est investir un domaine interdit, pénétrer dans une intimité réservée. C’est une effraction, un viol, une indignité, un manque d’éducation. De la même façon et pour les mêmes raisons ils se refusent à critiquer, à interroger, à s’inquiéter, à prendre partie. Ce serait une violence qu’ils se feraient. Ils ne peuvent faire aux autres ce qu’ils ne veulent pas pour eux. Poser une question supposerait accepter de répondre. Répondre exigerait de réfléchir afin d’avoir un avis. C’est un effort qui oblige à brasser les idées, les pensées, à les formuler, à les exprimer et à faire semblant d’être concernés. S’intéresser aux autres c’est surtout admettre que les autres s’intéressent avec la même indécence à ce que vous êtes. C’est leur ouvrir la porte, votre âme, c’est perdre votre intimité, votre liberté. C’est devenir transparent, prendre le risque que les autres s’aperçoivent qu’il n’y a rien à voir.
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