Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


dimanche 31 mars 2013

UNE VIE DE RÊVE

  • Conçu dans un club échangiste, par une mère porteuse et un père donneur ;
  • vendu à un beau salaud marié à une belle salope ;
  • doué pour le malheur, atteint du syndrome de Stockholm ;
  • il a eu une belle enfance d’enfant battu ;
  • abandonné à 10 ans, il s’engagea un peu plus tard dans les enfants de troupe.
 
La vie de caserne le changea heureusement de la vie de famille d’accueil.
 
Plus tard, sans métier, sans travail, sur un coup de tête il rempila chez les Bat’d’af.
 
Une vie de rêve, fini le cauchemar. Encadré, nourri, logé il apprit l’art de tuer  à main nue, au couteau, à la baïonnette, au fusil, à la mitraillette, au canon, de nuit, de jour, en sniper, en groupe, en gros, au détail, en ville, à la campagne, pour un oui, pour un non, un parti, un pays ou l’autre, sans haine mais avec beaucoup de violence.
 
Sur le tard, amoindri, fatigué, amputé, invalide, il revint au village de la patrie reconnaissante. C’est lui là-bas, le petit vieux claudicant. Il ne se souvient pas de ce qu’il a fait, ni où il a été. Il ne sait même plus qui il est, où il est. Avec sa mémoire oubliée, son corps brisé, il n’en a pas fini avec sa belle vie.

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