Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


vendredi 29 mars 2013

LA RECETTE DU JOUR

Elle est bonne pour une petite faim sur le pouce.
Je vous propose aujourd’hui ma recette de l’œuf dur.
Vous versez dans une eau à 100°C en train de s’évaporer un œuf pondu dans l’heure par une poule en bonne santé, nourrie d’herbes fraîches et de grains bio-sélectionnés qualité volaillère. Vous le laissez s’agiter pendant 10’ avant de le retirer de l’eau sans vous brûler.
Vous arrêtez son ébullition en le plongeant dans une eau glacée.
Il peut être manié dorénavant sans précaution excessive.
Dès que vous êtes prêt à le consommer, vous pouvez l’écaler et dans le plus tôt il sera meilleur. Mais, juste avant, et pour une raison que vous comprendrez, j’opère une incision circulaire du blanc en faisant attention à ne pas perforer la partie centrale appelé, pour une raison évidente, « son jaune ». Vous l’extrayez avec précaution et vous le réservez. Vous mangez le blanc riche en acides aminés essentiels parfaitement digestes et sans cholestérol.
Je ne mange pas le jaune parce que je crois à la métempsychose et, comme il est très difficile, dans un poulailler, d’être sûrs que l’œuf n’a pas été fécondé, il se peut qu’il contienne en germe la réincarnation d’un parent, d’une connaissance, d’un ami ou même d’un inconnu que je ne me permets pas de gober car je ne suis pas un cannibale, moi, monsieur, madame. Le jaune, je l’inhume.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire