Après le « journal politiquement incorrect » et 4 ans de silence, de méditation transcendantale, d’un voyage intérieur, il est temps de repartir du bon pied, retourner le sablier et tirer un trait sur 4 ans de silence…

Ce blog aura des recettes de survie, des critiques fines, des analyses aigües, des définitions tirées de mon dico et des rediffusions (en période de fête ou de panne d’inspiration).

Une nouveauté sera la rubrique cinéma français (dont la qualité est inversement proportionnelle à la quantité). Je proposerai des scénarios oscarisables à décharger gratuitement.

Que la lecture commence.


dimanche 31 mars 2013

LA MINUTE CYNÉGÉTIQUE


La fermeture de la chasse annonce le moment où les animaux libres des champs et des bois vont vivre dans la paix retrouvée. Sans la peur d’être assassinés, ils se remettront à batifoler, à convoler. Les enfants naitront bientôt. Il va falloir les nourrir, les éduquer et leur apprendre à se cacher, à s’envoler, à s’enterrer pour essayer d’échapper à l’ouverture de la chasse et aux serial-killers qui, à pied, à cheval, en snipper, en battue, avec des chiens courant, hurlant vont faire dans l’éradication, l’extermination, le massacre, la tuerie de tout ce qui porte des plumes, s’habille de poils.
Et, pendant ce temps-là, les sauvages rentrent chez eux, embrassent bobonne et les enfants, caressent leurs supplétifs, nettoient les fusils, rangent les cartouches, les chevrotines, vident les gibecières. Ils vont pouvoir se repaître, une deuxième fois, de leurs crimes, de leurs forfaits en décongelant le faisan, le lapin, le lièvre, la perdrix, le canard, le cuissot de chevreuil. Ils vont s’attabler, ripailler, gueuler, roter, péter et savourer le fruit de leur carnage.

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